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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 14:04

Trois jours après sa belle réaction face à Ajaccio, l’OM a de nouveau fait plaisir à voir. Il n’y avait ni foule (18 000 spectateurs, majoritairement en Jean-Bouin et Ganay), ni ambiance, mais les présents n’auront assurément pas regretté leur choix. Leurs applaudissements copieux au terme de la rencontre en seront les indicateurs les plus parlants.
Ces supporters auront vu quatre buts, tous plus beaux les uns que les autres. Ils auront aussi apprécié que leur équipe balaye la rencontre de son envie (et de sa capacité) à produire du jeu, à créer des décalages, à montrer qu’elle est sur la bonne voie. A l’image d’un Morgan Amalfitano qui affiche de l’idée dans tout ce qu’il fait.
La portée des enseignements à tirer de ces deux soirées trouve-t-elle pour limite la qualité des oppositions proposées ? On peut l’entendre. Il faudra rééditer et rééditer encore. Mais il nous semble que mardi soir encore l’OM aura fait beaucoup plus que son boulot, et beaucoup plus que de profiter de la tendresse de son adversaire.
Une impression de progression se dégage. Et la confiance emmagasinée sera une alliée quand les jours prochains, à Dijon puis face à Nice, en appelleront la confirmation.
Face à Lens (L2), Deschamps avait démantelé son onze de samedi dernier pour y placer des pièces moins utilisées comme Traoré (aligné dans l’axe aux côtés de Nkoulou), Sabo (positionné milieu gauche) ou encore Bracigliano qui n’avait plus joué en compétition depuis plus d’un an (lire par ailleurs).
En revanche, toutes les pièces se sont emboitées dans le même schéma que face à Ajaccio, ce séduisant 4-4-2, avec cette fois un duo Gignac-J. Ayew en pointe. Chacun ira de son but personnel. Chacun dans son style propre. Un bon pétard pour l’ancien Toulousain, à la récupération d’un corner renvoyé par la défense lensoise (1-0, 15e). Une percée à grandes enjambées conclue d’un tir de 20 mètres pour le cadet des frères Ayew (2-0, 68e).
Dès son entrée, Remy prendra le relai. Après deux tentatives en une poignée de minutes, il en  mettra à son tour plein les mirettes sur une action brillamment construite : dédoublement Amalfitano-Valbuena, centre en retrait de ce dernier, talonnade de Jordan Ayew, et la finition déterminée de l’ex-Niçois (3-0, 82e). Puis en fouettant avec précision un gros travail côté gauche de Morel et Valbuena (4-0, 89e)
Quatre buts magnifiques, à archiver pour les bests of de fin de saison, dans lesquels une frappe monstrueuse de Kaboré en première période aurait eu toute sa place également, sans la détente élastique du portier nordiste.
Sans toutefois se procurer autant d’occasions que face aux Corses, les Olympiens ont donc de nouveau affiché d’intéressantes promesses dans leur nouveau système. Entreprenants pendant un bon quart d’heure, ils ont ensuite plus joué la maitrise. Avant de remettre vigoureusement le couvert en deuxième période pour animer le tableau d’affichage, et donner les gages attendus pour que dans dix jours le Vél’ résonne de nouveau de sa ferveur, et participe au redressement amorcé par son équipe.

Laurent Oreggia (om.net)

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Ce blog a été modifié pour la dernière fois le vendredi 27 janvier 2012 à 22h44

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Edito du 28 janvier

L'OM a de l'avenir. Dans la NextGen, l'équivalent de la Ligue des Champions mais pour les U19, les phocéens ont dominés Aston Villa en s'imposant 2-1 grâce à Gadi et Omrani après prolongations. Et ces "minots" affronteront... l'Inter en demi-finale comme les grands. Pour ce qui est de ces "grands", ils affronteront Rennes demain soir.

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