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Impérative, la victoire face à Ajaccio a été obtenue. Et l’OM y a mis la manière face à une formation corse certes assez faible mais qui aurait pu couler très profondément sans son gardien Mexicain Ochoa, auteur d’une quinzaine d’arrêts dans le match dont un penalty. Devant un Vélodrome en grève d’encouragements mais qui a quand même peu à peu retrouvé le sourire au fil des minutes, les Olympiens ont entamé leur rachat, à l'image d'André Ayew, brillant et auteur d'un doublé, qui saluait les virages la main sur le blason à chaque but. S’ils boudent encore, les supporters n'ont pu s'empêcher d'applaudir au coup de sifflet final. C'est un début.
Avec ce deuxième succès de la saison en Ligue 1, les Marseillais remontent ainsi en 12e position au classement. Ils se sont aussi rassurés offensivement et dans le jeu avec un autre système et retrouvent notamment une différence de buts qui n’est plus négative (0). Autant de points positifs dont ils devront se nourrir dans les prochaines semaines pour commencer enfin à enchaîner lors de prochains rendez-vous plus «abordables» en championnat (Dijon, Nice).
Car après avoir annoncé de possibles changements, Didier Deschamps surprenait son monde en alignant un 4-4-2 «à l’ancienne» ce samedi. Deux milieux centraux (Cheyrou, Amalfitano), deux excentrés (Valbuena, A. Ayew) et une doublette Remy-J. Ayew en attaque. Etonnant et plus utilisé depuis un moment chez les Olympiens. De fait, Lucho et Diarra restaient sur le banc mais le second entrait en jeu par la suite pour retrouver un 4-3-3 dans les 20 dernières minutes.
Enorme Ayew, auteur du doublé
Un système d'abord en 4-4-2 donc qui avait le mérite d’offrir pas mal de possibilités offensives. Ils ne s’en sont pas privés. Le jeu d’attaque était au rendez-vous. De bonnes intentions d’abord contrariées par un Ochoa parfait trouble-fête. Le gardien de l’ACA jouait son rôle à fond dans son style si caractéristique. Sur la tête d’A. Ayew (2e), la belle volée de Remy (7e), la frappe croisée de ce dernier après un beau mouvement (15e)… Un festival de parade en tout genre qui devenait vraiment inquiétant quand le Mexicain se mettait à sortir un penalty ! Maire touchait le ballon de la main dans la surface mais A. Ayew voyait sa tentative puis sa tête sortie dans la foulée par Ochoa (20e) ! D’autant qu’entretemps, Cavalli avait touché la barre sur un lob après une sortie mal négociée de Mandanda (15e). Le scenario cauchemar se dessinait ? A. Ayew voyait encore un missile dévié par le gardien corse (25e) puis le ciseau de Fanni sorti de la tête par Lippini (26e)... Mais, heureusement, le portier bondissant était trop seul pour tenir plus longtemps. Quand sur une longue touche d’Azpi, l’aile de pigeon de Jordan Ayew trouvait son frère André qui reprenait du droit (1-0, 30e). Pas encore assez toutefois pour dérider le Vélodrome, ça allait venir.
Il y avait déjà bien plus d’enthousiasme après le doublé du Ghanéen. Sur un centre de Valbuena, il piquait sa tête à merveille au deuxième poteau (2-0, 49e). Ce matelas de deux buts en poche, les Marseillais pouvaient continuer sereinement leur travail de sape sur les buts ajacciens avec la lourde frappe de J. Ayew boxée par un gardien corse bombardé (54e). Beaucoup plus "peinard" à l’autre bout du terrain, Mandanda était décisif quand il le fallait en gagnant son face à face avec Ilan (71e). Amalfitano (71e) puis Gignac (79e) se heurtaient encore au dernier rempart de l'ACA et c'étaient bien des encouragements qui s'élevaient des tribunes sur chaque attaque. Parions que dès mardi contre Lens en coupe de la Ligue, il y aura encore du mieux.
Texte : om.net
Photos : Yannick Parienti